comme quelque chose d’actuel
« Le souvenir se comporte alors comme quelque chose d’actuel »
Où l’on retrouve les catégories fondamentales du psychique (souvenir) et de l’actuel, c'est-à-dire de ce qui n’est pas utilisable, parce que pas représenté psychiquement, à moins de trouver une façon de le lier à une nouvelle représentation, ce que peut permettre le transfert. (Voir le rapport au CPLF de 2009, par J. André.)
Noter ici que ce que Freud appelle souvenir est soit un événement carrément inconscient, mais qui provoque des affects que le sujet ne s’explique pas, soit le souvenir d’un événement traumatique massif, donc souvenir intrusif qui ne se laisse pas refouler. Mais bien que ce dernier type de souvenir soit selon toute apparence conscient, il est tout aussi inutilisable parce que inélaborable (sa “quantité” ne se laisse pas fragmenter par des ramifications comme celles du schéma du Projet).
Dans la lettre 52/112, Freud pose que seul l’événement sexuel peut se comporter comme quelque chose d’actuel, vu sa possible amplification après-coup. D'où l'on retient que le sexuel, en tant que refoulé, revient sur le mode actuel, à partir de quoi il peut donner lieu soit à des représentations psychiques (images), soit à des manifestations non symbolisées, elles-mêmes actuelles et liées à des symptômes non interprétables.